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J’ai peur de tout, ma phobie m’empêche de fonctionner.

  • Photo du rédacteur: Action NeurOptimum
    Action NeurOptimum
  • 15 sept. 2025
  • 3 min de lecture

Qu’est-ce que c’est? Pourquoi je suis comme ça? Il a quoi mon cerveau? Est-ce que je peux m’en sortir?


Avoir peur, c’est humain. Mais quand la peur devient une compagne constante, qu’elle s’immisce dans le quotidien jusqu’à empêcher de fonctionner normalement, on ne parle plus d’un simple stress… on parle d’une phobie envahissante. Que ce soit la peur des foules, de tomber malade, d’échouer, ou simplement de sortir de chez soi, cette réalité touche beaucoup plus de personnes qu’on l’imagine.


Mais pourquoi certaines personnes ont-elles « peur de tout »? Et surtout, comment le cerveau en vient à interpréter le monde comme une menace constante?

🔍 Qu’est-ce qu’une phobie?


Une phobie est une peur intense, irrationnelle et incontrôlable envers une situation, un objet ou une idée. Elle n’est pas simplement de l’anxiété passagère : elle altère profondément la vie quotidienne.


Il existe des phobies spécifiques (comme la peur des hauteurs ou des araignées), sociales (peur du jugement ou de parler en public), et des phobies plus diffuses, comme l’agoraphobie (peur de perdre le contrôle en public, dans des lieux ouverts ou fermés).


🧠 Ce qui se passe dans le cerveau


Le cerveau humain est programmé pour assurer notre survie. Lorsqu’un danger est perçu (réel ou imaginé), l’amygdale – centre des émotions – s’active, provoquant une cascade de réactions :

  • Accélération du cœur

  • Tension musculaire

  • Respiration rapide

  • Fuite ou paralysie


Chez une personne avec une phobie, l’amygdale est souvent hyperactive, et le cortex préfrontal (partie qui évalue la logique d’une menace) n’arrive plus à calmer le jeu.


Des études en imagerie cérébrale montrent que ces zones communiquent mal entre elles, créant un cercle vicieux : le cerveau interprète une situation neutre comme dangereuse, et chaque expérience de peur vient renforcer cette croyance.


🤯 Pourquoi suis-je comme ça?


Les origines d’une phobie sont multiples :

  • Génétiques : certaines personnes naissent avec une plus grande sensibilité au stress.

  • Apprises : un événement traumatique, ou même le comportement d’un parent anxieux, peut déclencher une peur durable.

  • Environnementales : des périodes prolongées de stress ou d’insécurité peuvent sensibiliser le système nerveux.


Ce n’est ni une faiblesse, ni un défaut. C’est une réaction conditionnée du cerveau, souvent renforcée avec le temps.


✅ Est-ce que je peux m’en sortir?


Oui. Et non seulement c’est possible, c’est aussi scientifiquement prouvé.


Voici ce que la recherche recommande :


1. Comprendre son cerveau pour reprendre le contrôle

La psychoéducation est un outil puissant. Comprendre les mécanismes de la peur permet de désamorcer la culpabilité et de reprendre du pouvoir sur sa santé mentale.


2. Respiration et ancrage corporel

Des techniques comme la respiration cohérente (inspirer 5 secondes, expirer 5 secondes) ou la pleine conscience corporelle aident à calmer le système nerveux.


🧪 Étude (Sahib et al., 2019) : 8 semaines de pratique quotidienne de respiration consciente ont montré une réduction de 44% des symptômes anxieux.

3. Thérapies d’exposition graduelle

En collaboration avec un spécialiste, on peut désensibiliser le cerveau en l’exposant graduellement à ce qui provoque la peur, tout en s’assurant qu’il se sente en sécurité.


4. Recâbler ses pensées

Des approches comme la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) ou des méthodes issues des neurosciences appliquées permettent de modifier les pensées qui déclenchent les peurs automatiques.


5. Créer de la sécurité intérieure

Le cerveau cherche à éviter la douleur. Plus on crée un environnement sécurisant et prévisible, plus le système nerveux pourra se calmer. Cela peut passer par :

  • Des routines

  • Un bon sommeil

  • Une alimentation régulière

  • Des relations apaisantes


🌀 Exemple de quotidien avant / après

Aspect

Avant (phobie omniprésente)

Après (gestion active)

Sorties

Évitement, isolement

Sorties planifiées, sentiment de liberté

Sommeil

Difficulté à s’endormir, ruminations

Sommeil plus stable et réparateur

Estime de soi

Sentiment de faiblesse ou de honte

Reconnaissance du progrès et de la résilience

Énergie

Fatigue chronique due au stress

Vitalité accrue grâce à la régulation émotionnelle

🌱 Se libérer, une étape à la fois


Il ne s’agit pas de « ne plus jamais avoir peur ». Il s’agit d’apprendre à vivre avec son système nerveux, à l’apprivoiser, à retrouver un sentiment de sécurité, de contrôle et de confiance.

Chaque pas, aussi petit soit-il, change la structure même du cerveau. La neuroplasticité, c’est-à-dire la capacité du cerveau à se reprogrammer, est une réalité mesurable.


✨ En conclusion

Si tu as l’impression d’avoir peur de tout… sache que tu n’es pas seul. Ce que tu vis a une explication neurologique, psychologique et émotionnelle. Et surtout : il existe des outils concrets, accessibles et efficaces pour t’en sortir.


💡 N’oublie pas : ton cerveau n’est pas ton ennemi. Il essaie simplement de te protéger… peut-être un peu trop fort.


🧠 Pour aller plus loin


Chez Action NeurOptimum, nous accompagnons les personnes vivant de l’anxiété ou des phobies grâce à une approche douce, éducative et neuroinformée.

Contacte-nous pour savoir comment nous pouvons t’aider à retrouver un fonctionnement plus serein.

📍 En ligne ou à Boucherville

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