Il est où le bonheur?Retrouver une joie de vivre, même quand tout va vite
- Action NeurOptimum

- 9 févr.
- 5 min de lecture

Beaucoup de personnes disent vouloir être heureuses, mais sans trop savoir ce que cela signifie concrètement. D’autres ont l’impression que la joie est passée quelque part… sans laisser d’adresse.
Retrouver une joie de vivre ne veut pas dire être heureux tout le temps. Dans une approche d’aide, on parle plutôt de capacité à ressentir du plaisir, à se sentir vivant, connecté, présent...même au milieu des défis.
Alors, il est où le bonheur? Et surtout, qu’est-ce qui fait qu’on le perd de vue?
Quand la joie de vivre s’effrite dans le quotidien
Dans la vie de tous les jours, la perte de joie se manifeste souvent subtilement :
moins d’enthousiasme,
impression de fonctionner en mode automatique,
difficulté à ressentir du plaisir,
fatigue émotionnelle,
sentiment que tout est « lourd », sans raison précise.
Ce vécu n’est pas un diagnostic. C’est souvent le résultat d’une accumulation de stress, de pression et de surcharge mentale.
Avec le temps, le cerveau s’habitue à fonctionner en mode survie plutôt qu’en mode plaisir.
Ce qui se passe dans le cerveau
Le cerveau humain est très efficace pour détecter les menaces, les urgences et les problèmes. Il l’est beaucoup moins pour maintenir l’accès au plaisir quand il est constamment sollicité.
Lorsque le stress est fréquent :
le cerveau priorise l’adaptation et la vigilance,
les circuits liés au plaisir et à la récompense deviennent moins accessibles,
l’attention est dirigée vers ce qui doit être fait, plutôt que vers ce qui fait du bien.
Résultat : la joie ne disparaît pas, mais elle devient moins perceptible.
👉 Ce n’est pas que la personne ne peut plus être heureuse.👉 C’est que son cerveau est occupé ailleurs.
Le bonheur : une émotion ou une capacité?
Les recherches montrent que le bonheur n’est pas un état constant, mais une capacité fluctuante influencée par :
l’attention,
le niveau de stress,
la qualité du repos,
les relations,
le sens que l’on donne à ce que l’on vit.
Autrement dit, retrouver une joie de vivre passe moins par changer sa vie que par réentraîner le cerveau à percevoir ce qui est déjà là.
Quelques données intéressantes
Les études montrent que le stress chronique diminue l’accès aux émotions positives, même en l’absence d’événements négatifs majeurs.
La capacité à ressentir du plaisir est fortement liée à la qualité de l’attention portée au moment présent.
Les pratiques simples axées sur la reconnaissance, la présence et le sens sont associées à une augmentation du bien-être subjectif, sans intervention médicale.
Ces données soutiennent une approche douce, progressive et aidante.
7 outils concrets pour raviver la joie de vivre
(et ce qu’ils font réellement au cerveau)
🌱 Outil 1 — Redéfinir le bonheur (le rendre réaliste)
Ce que ça fait au cerveau
Quand on redéfinit le bonheur de façon personnelle et actuelle, on diminue la dissonance entre ce que l’on attend de soi et ce que l’on vit réellement. Le cerveau sort alors d’un mode de comparaison constante et réduit l’auto-évaluation négative.
Avantages
Plus de clarté mentale
Moins de pression interne
Meilleure acceptation du moment présent
Ce que ça empêche
La poursuite d’un idéal inatteignable
Le sentiment d’échec chronique
L’autocritique excessive
🧠 Outil 2 — L’attention dirigée vers le positif réel
Ce que ça fait au cerveau
Porter intentionnellement attention à une sensation agréable ou à un moment satisfaisant active les réseaux neuronaux liés à l’expérience positive. Avec la répétition, le cerveau devient plus apte à détecter ce qui va bien, même en contexte stressant.
Avantages
Amélioration du bien-être subjectif
Meilleure régulation émotionnelle
Sensation de présence accrue
Ce que ça empêche
Le biais de négativité (focalisation automatique sur ce qui ne va pas)
La rumination mentale
Le sentiment que « rien ne fait du bien »
📓 Outil 3 — Les micro-plaisirs quotidiens
Ce que ça fait au cerveau
Les micro-plaisirs activent les circuits de récompense de façon douce et répétée. Le cerveau apprend alors que le plaisir n’est pas rare ni dangereux, mais accessible et sécurisant.
Avantages
Augmentation de la motivation quotidienne
Meilleure humeur générale
Plus grande capacité à apprécier le moment
Ce que ça empêche
L’attente irréaliste de grands événements pour aller bien
La fatigue émotionnelle prolongée
La sensation de vide émotionnel
⏸️ Outil 4 — Ralentir sans objectif
Ce que ça fait au cerveau
Les moments sans objectif précis permettent au cerveau de quitter le mode performance et d’activer des réseaux liés à la récupération mentale et à l’intégration émotionnelle.
Avantages
Diminution de la surcharge cognitive
Meilleure récupération mentale
Apaisement du système nerveux
Ce que ça empêche
L’épuisement mental
L’hyperproductivité compensatoire
Le sentiment de ne jamais en faire assez
🤝 Outil 5 — La connexion humaine
Ce que ça fait au cerveau
Les interactions humaines positives soutiennent les mécanismes de régulation émotionnelle. Le cerveau se sent plus en sécurité, ce qui facilite l’accès aux émotions agréables et au sentiment d’appartenance.
Avantages
Sentiment de soutien
Réduction de l’isolement
Stimulation des émotions positives
Ce que ça empêche
Le repli sur soi
L’auto-isolement émotionnel
La perception de porter tout seul
🧩 Outil 6 — Donner du sens à ce que l’on vit
Ce que ça fait au cerveau
Lorsque le cerveau perçoit un sens personnel à une action ou à une situation, l’engagement augmente et la fatigue émotionnelle diminue. Le sens agit comme un facteur de protection contre le découragement.
Avantages
Motivation plus stable
Meilleure tolérance aux efforts
Satisfaction durable
Ce que ça empêche
Le sentiment de vide
La démotivation chronique
L’impression de subir sa vie
🌤️ Outil 7 — La bienveillance envers soi
Ce que ça fait au cerveau
La bienveillance réduit l’activation des circuits liés à la menace et favorise une régulation émotionnelle plus stable. Le cerveau apprend qu’il n’a pas besoin d’être constamment en alerte ou en auto-critique.
Avantages
Apaisement émotionnel
Plus grande résilience
Meilleure estime personnelle
Ce que ça empêche
La culpabilité excessive
L’auto-sabotage
L’épuisement émotionnel lié à la pression interne
En résumé
Ces outils ne visent pas à forcer le bonheur. Ils visent à créer les conditions neurologiques et émotionnelles qui rendent la joie possible, accessible et durable.
La joie de vivre n’est pas un état à atteindre, mais une capacité à soutenir. De plus, le cerveau, lorsqu’il est soutenu plutôt que pressé, répond beaucoup mieux.
📅 Chaque lundi à 7 h, un nouvel article paraît sur notre blogue.
👉 Reçois ta lecture du lundi matin et reste à jour avec nos contenus hebdomadaires.
(Inscris-toi ici : https://www.actionneuroptimum.com/blog)
Action NeurOptimum, pour rendre l’impossible… POSSIBLE!
📍 Boucherville, Québec
____________________________________________
Références scientifiques
Diener, E., et al. (1999). Subjective well-being. Psychological Bulletin.
Fredrickson, B. L. (2001). The role of positive emotions in positive psychology. American Psychologist.
Sapolsky, R. (2004). Why zebras don’t get ulcers.
Kabat-Zinn, J. (2003). Mindfulness-based interventions in context.




Commentaires