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Planifier, c’est respirer : comment un calendrier réaliste apaise le mental (et pourquoi ça fonctionne)

  • Photo du rédacteur: Action NeurOptimum
    Action NeurOptimum
  • 2 févr.
  • 5 min de lecture

Tu te lèves avec de bonnes intentions. Tu te dis : « Aujourd’hui, je vais avancer. »

Mais la journée se remplit toute seule : urgences, messages, imprévus, demandes des autres, culpabilité de ne pas “tout faire”, fatigue en fin d’après-midi… et ce bruit de fond mental qui revient : « Je suis en retard. Je perds le contrôle. »


Ce blogue parle d’un levier simple, mais puissant : planifier en amont (court, moyen, long terme) en gardant une vraie marge de manœuvre.

Pas pour devenir rigide.

Pas pour vivre comme une machine.

Mais pour ramener du calme, de la clarté, et un sentiment de contrôle.


Ce que la planification change vraiment dans ta tête


Quand tu planifies bien, tu ne fais pas juste “organiser des tâches”. Tu envoies un signal clair à ton cerveau :

  • « Je sais où je m’en vais. »

  • « J’ai une place pour les choses. »

  • « Je ne suis pas en train d’improviser ma vie à la dernière minute. »


Et ça, ça apaise. Parce que le cerveau déteste l’incertitude. Quand tout est flou, il reste en vigilance : il anticipe, il rumine, il garde en mémoire mille petits “à ne pas oublier”. Résultat : fatigue mentale, irritabilité, impression d’étouffer.


Planifier, c’est comme enlever du bruit dans le système.


Pourquoi un agenda “flexible” peut réduire le stress


Un bon calendrier ne sert pas seulement à être efficace. Il sert à te redonner du contrôle, sans te donner une prison.


Quand tu sais :

  • ce qui est important cette semaine,

  • quand tu vas le faire,

  • et que tu as prévu une marge pour les imprévus…

    ...tu ressens souvent quelque chose de très concret : tu respires mieux.


Ce n’est pas juste une sensation : la recherche en psychologie du travail et en gestion du temps montre que les gens qui ont de bonnes habitudes de planification et de gestion du temps rapportent généralement plus de bien-être et moins de stress. L’idée centrale, c’est que la planification augmente le contrôle perçu et diminue la sensation d’être constamment en réaction.


Le piège classique : planifier trop serré (et se décourager)


Beaucoup de gens essaient de planifier… puis abandonnent. Pourquoi?

Parce qu’ils planifient comme si tout allait se passer parfaitement.


On sous-estime souvent le temps réel que les choses prennent. On oublie :

  • les transitions,

  • les appels imprévus,

  • l’énergie qui fluctue,

  • les enfants, la vie, la fatigue,

  • les urgences qui tombent.


Alors on se fait une journée “idéale”. Puis la vraie vie la détruit... et le cerveau conclut :

« La planification, ça marche pas pour moi. »


En réalité, ce n’est pas la planification qui ne marche pas. C’est le manque de marge.


Comment passer de “je planifie pas” à “j’ai un système qui me calme”


Voici une méthode simple, réaliste, et surtout soutenable.


1) Planifie ta direction avant de planifier tes tâches


Avant même d’ouvrir ton agenda, choisis 1 à 3 priorités pour la semaine.


Exemples :

  • “Je veux dormir mieux.”

  • “Je veux avancer mon dossier X.”

  • “Je veux protéger du temps de qualité avec ma famille.”


Sans direction, ton calendrier devient un tableau de culpabilité.


2) Vide ta tête sur papier (ou dans une note)


Écris tout ce qui te tourne dans la tête. Le but, c’est de sortir la charge mentale.

Ton cerveau rumine pour ne pas oublier.

Quand tu écris, tu lui montres que c’est “pris en charge”.


3) Mets tes priorités en blocs de temps (pas en vœux)


Au lieu de “je vais le faire”, écris :

  • “Mardi 9h–10h : dossier X”

  • “Jeudi 19h30–20h : planification”

  • “Samedi 10h–11h : marche / activité”


Le cerveau prend plus au sérieux ce qui a une place dans le temps.


4) Ajoute des “tampons” volontairement


C’est LE secret des gens qui planifient bien.

Si tu penses que ça va prendre 30 minutes, mets 45. Si tu penses que ça va prendre 1 heure, mets 1h15.


Ce que tu fais ici, c’est créer un agenda réaliste, pas un agenda “de rêve”.


5) Planifie ta flexibilité comme une stratégie (pas comme un échec)


L’agenda parfait n’existe pas.Donc on planifie pour la vraie vie :

  • une zone “imprévus”

  • une zone “rattrapage”

  • une zone “repos / récupération”

  • des transitions (se déplacer, respirer, manger, revenir)


Le cerveau se calme quand il sent que tout ne repose pas sur une performance constante.


6) Prépare tes réponses aux obstacles (au lieu d’improviser)


C’est simple, mais puissant : quand un obstacle arrive, ton cerveau panique moins si la réponse est déjà prête.


Exemples :

  • “Si je suis fatigué, je fais 10 minutes au lieu de 60.”

  • “Si je procrastine, je commence par 2 minutes, juste pour embarquer.”

  • “Si je perds une heure, je sais déjà quel bloc je déplace.”


Tu n’es plus en mode “je me juge”. Tu es en mode “je m’ajuste”.


7) Fais une révision hebdomadaire de 15 minutes


Toujours le même moment (dimanche soir ou lundi matin). Tu te demandes :

  • Qu’est-ce qui a fonctionné?

  • Qu’est-ce qui était irréaliste?

  • Qu’est-ce que je veux protéger cette semaine?


C’est comme ça que la planification devient un outil de liberté, pas un outil de pression.


À retenir!

  • Planifier, ça réduit la charge mentale parce que ça enlève du flou.

  • Le but n’est pas de remplir l’agenda : le but est de retrouver un sentiment de contrôle.

  • Le piège le plus fréquent, c’est un agenda trop serré.

  • La solution, c’est la marge : tampons, flexibilité, ajustements.

  • Un système simple, revu chaque semaine, change plus ta vie qu’un “gros plan parfait”.


Planifier, ce n’est pas devenir rigide.C’est te donner une structure qui rassure ton cerveau : une direction, de l’espace, et une façon de revenir au plan quand la vie dérape (parce qu’elle va déraper).


Commence petit :

  • 15 minutes de planification par semaine,

  • 3 blocs importants dans ton agenda,

  • et une marge assumée.


Tu ne construis pas juste un calendrier.Tu construis une sensation : “je suis au volant.”



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📍 Boucherville, Québec


Sources

  • Aeon, B., & Aguinis, H. (2021). Does time management work? A meta-analysis. PLOS ONE.

  • Häfner, A., & Stock, A. (2010). Time management training and perceived control of time at work. The Journal of Psychology.

  • Buehler, R., Griffin, D., & Ross, M. (1994). Exploring the planning fallacy: Why people underestimate their task completion times. Journal of Personality and Social Psychology.

  • McEwen, B. S. (1998). Stress, adaptation, and disease: Allostasis and allostatic load. Annals of the New York Academy of Sciences.

  • Gollwitzer, P. M., & Sheeran, P. (2006). Implementation intentions and goal achievement: A meta-analysis. (Meta-analyse, psychologie du comportement).

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